Un jeune travailleur sur deux envisage de changer de travail dans un secteur complètement différent

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elon une enquête menée par Acerta et partagée sur HR Square, la moitié des 20-30 ans actifs envisageraient de quitter leur travail actuel pour un poste dans un secteur complètement différent.

La crise du sanitaire a favorisé la réflexion des jeunes sur l’emploi qu’ils veulent exercer. Encore plus que d’autres générations, celle des travailleurs dans la vingtaine est particulièrement désireuse de tirer davantage de motivation de leur emploi et se dit prête, si nécessaire, à se mettre en chasse d’un poste plus valorisant. Un paramètre que les entreprises se doivent de maîtriser pour gagner la guerre des talents.

Selon une enquête d’Acerta (et publiée sur HR Square) menée début 2022 auprès de 2000 Belges, la moitié des 20-30 ans actifs envisageraient de quitter leur travail actuel pour un poste dans un secteur complètement différent. Cette tendance s’atténue plus on grimpe dans les tranches d’âge.

Un travail valorisant, éqiilibré et bien payé

Quelles raisons poussent les Belges à vouloir changer de travail? Les travailleurs souhaitent occuper un poste plus valorisant (48 %), dans un premier temps. Ensuite, ils envisagent un changement de carrière si leur nouveau poste peut leur apporter un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée (44 %). Enfin, la perspective d’un meilleur salaire peut les pousser à oser changer de secteur (42 %).

Nathalie Florent, experte en RH chez Acerta Consult, explique l’enjeu pour les employeurs: « Si elles souhaitent ressortir victorieuses de la guerre des talents, les entreprises doivent tout mettre en œuvre pour proposer un travail valorisant à leurs collaborateurs. À cet égard, la clarté de la mission de l’organisation est essentielle. Les collaborateurs actuels et à venir veulent savoir si cette mission correspond à ce qui les anime. Pour obtenir un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle, employeurs et travailleurs peuvent conclure des accords mutuels clairs. Quant aux salaires, il ne s’agit plus depuis longtemps d’une simple question d’argent. La rémunération, ce n’est pas qu’un montant financier, mais aussi d’autres avantages, comme des jours de congé ou des moyens de transport. »

Elle conclut : « Conseil aux employeurs : organisez des entretiens de carrière avec vos collaborateurs. Demandez-leur ce qui leur donne de l’énergie dans leur travail et tenez-en compte dans le contexte des objectifs de votre entreprise. Faites-le régulièrement et, en tout cas, avant que vos travailleurs n’indiquent vouloir partir et, de préférence, avant qu’ils ne partent en vacances (moment propice à la réflexion et aux décisions). Et même si cet entretien débouche sur un changement de carrière, mieux vaut que votre collaborateur parte avec un bon sentiment. Il quittera ainsi votre entreprise en tant qu’ambassadeur de celle-ci.»

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L’absentéisme pour cause de maladie explose en ce début d’année

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epuis le début de l’année, le nombre de travailleurs absents pour cause de maladie ne cesse de grimper. Chez les jeunes, en particulier. En effet, selon des chiffres d’Acerta du premier trimestre 2022 (partagés sur HR Square) un nombre nettement plus élevé de travailleurs des entreprises belges ont été brièvement (moins d’un mois) absents pour cause de maladie.

C’est parmi les jeunes travailleurs, que l’absentéisme de courte durée pour cause de maladie a le plus augmenté au premier trimestre 2022. La progression est la plus forte chez les plus jeunes, les moins de 20 ans, à savoir +112,6 % par rapport au 1er trimestre de l’année dernière et +78,7 % par rapport au 1er trimestre 2019.

Donatienne Knipping, experte d’Acerta Consult relève que « l’obligation de port du masque buccal a été levée durant le trimestre précédent et nous sommes passés d’une quarantaine obligatoire à une auto-quarantaine. Les jeunes en particulier ont repris leur vie sociale avec enthousiasme. Ils ont certainement aussi plus de contacts, directs et indirects. De plus, le pourcentage de vaccinés contre la grippe est plus faible dans ces catégories d’âge que dans la population plus âgée. »

Enfin, avec la conjonction du Covid-19 et de la grippe, tous les regards se portent vers les soins de santé. Dans ce secteur, Acerta constate plus que jamais en ce début 2022 un absentéisme pour cause de maladie, supérieur à la moyenne. Avec 4,7 % de jours ouvrables non prestés, ce secteur suit la hausse générale constatée. « Les travailleurs du secteur des soins de santé sont beaucoup en contact avec des virus et ne peuvent pas non plus travailler à domicile… Il est donc logique que l’absentéisme de courte durée pour cause de maladie y soit élevé. Tout comme la pression du travail, d’ailleurs : outre la pression toujours présente liée aux patients atteints du coronavirus, les hôpitaux subissent une pression accrue en raison de l’épidémie de grippe, féroce malgré son apparition quelque peu tardive cette année, analyse Donatienne Knipping. Notre système immunitaire est affaibli car nous nous sommes efforcés de tenir les virus à distance pendant la crise du coronavirus. Nous sommes nombreux à être enrhumés ou pire. Il ne reste plus qu’à attendre de voir quel sera l’effet des vacances de Pâques. »

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Julie Delcourt 11 avril 2022 0 Comments