Rétrospective 2020 : comment les entreprises se sont-elles adaptées à la situation sanitaire ?

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a fin d’année marque l’occasion de dresser le bilan de 2020. Une année particulière profondément marquée par le Covid-19 qui a poussé les entreprises à s’adapter, à faire preuve de résilience et à se renouveler. Mais qu’en est-il de ces mutations ? L’implémentation s’est-elle bien déroulée, les entreprises étaient-elles prêtes ? Voici quelques chiffres, publiés par Kantar et repris par l’adn.eu, pour illustrer ces changements.

20% des sociétés possédaient des balises solides pour faire face à la crise

Bases solides ou non, les entreprises ont, en 2020, fait face de manière équivalente à la crise. Néanmoins, les conséquences n’ont pas été similaires. 2019 était une année de préparation. Une année où 18% des entreprises se préparaient à être disruptées, 18% se donnaient les moyens d’expérimenter, 22% intégraient les tendances émergentes dans leurs plan marketing et 30% expérimentaient de nouvelles approches.

95% des dirigeants et grandes entreprises estiment que les dépenses en ligne vont augmenter

Conscients de cette demande de digitalisation, les commerçants et entrepreneurs tentent d’y répondre à leur rythme, sans pour autant avoir apporter la réponse nécessaire pendant la crise.  Aujourd’hui, ils sont 55% à prévoir plus d’investissement dans la digitalisation de leur business.

+225% d’évolution de valeur pour les entreprises responsables

Les sociétés plus éco-responsables et/ou soucieuses de la société voient leur capacité de développement augmenter. +207% d’évolution lorsqu’elles sont plus respectueuses de la société, +225% pour l’engagement environnemental. Parallèlement, le potentiel de croissance s’expose à +55% pour les moins respectueuses de la société et +63% pour les moins vertes.

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77 femmes en postes importants dans de grandes entreprises

Selon le classement BrandZ Top 100, parmi les 100 entreprises les plus puissantes au monde, 77 d’entre elles ont au moins une femme à un poste clé. En plus de l’avantage sociétal de l’inclusion, la valeur de la marque se voit multiplier par deux, et sa croissance par 10 sur cinq ans.

80% des sociétés ont facilité le travail distanciel

Selon les employeurs, les entreprises ont réagi vite et bien pour protéger et soutenir leurs salariés : 89% estiment avoir facilité le télétravail, alors qu’ils sont 80% à l’avoir mis en place et seulement 40% à l’avoir accompagné par un guide de bonnes pratiques. Plus empiriques à la crise, les mesures d’hygiène nécessaires ont été prises par 79% des entreprises et 60% ont apporté un soutien psychologique aux employés.

64% des dirigeants et grandes entreprises pensent revoir leurs priorités à long terme

Un chiffre qui s’applique aux entreprises mondiales, en avance sur la France, qui voit ses entreprises miser sur le long terme à 58%. Le principal changement se concentrerait sur la réduction des coûts et des frais généraux. Un chiffre (39%) homogène internationalement, qui atteint les 54% pour les entreprises de taille moyenne (101-250 salariés).

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Julie Delcourt 28 décembre 2020 1 Comment

Les entretiens d’évaluation ont-ils encore la cote?

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ui dit fin d’année dit entretien d’évaluation pour de nombreux employeurs. Mais comment faire le point après une année si mouvementée, ponctuée par le travail à domicile et le chômage temporaire ? 3 entreprises sur 10 ont décidé de s’adapter à cette nouvelle normalité et ont organisé leurs entretiens d’évaluation différemment cette année. C’est ce qu’il ressort d’une enquête menée par Acerta en collaboration avec la KU Leuven et HR Square.

2020 est une année de perturbations et de changements. 6 entreprises sur 10 déclarent qu’elles ne travailleront plus jamais comme avant le Covid-19. La manière dont les employeurs évaluent leurs employés elle aussi ne sera plus la même.

Celle-ci est remise en question : 3 entreprises sur 10 vont modifier la forme que prendront les entretiens d’évaluation de leurs collaborateurs. 13 % passent à l’évaluation continue, tandis que les autres reportent la date prévue des évaluations, par exemple à la mi-2021. Environ la moitié des organisations (53 %) maintiennent les entretiens d’évaluation traditionnels. 15 % des employeurs ne prévoient aucune évaluation.

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Vous prévoyez quand même des entretiens d’évaluation ? Voici quelques conseils pour les mener à bien et les adapter à la situation actuelle.

Optez pour une approche positive

Mettez en évidence les aspects positifs de cette année et les atouts de vos collaborateurs. Cette approche de l’évaluation aura pour effet principal d’augmenter la motivation et l’implication de vos employés, encore plus en ces temps de crise. La situation actuelle exige de grandes capacités d’adaptation : oubliez donc les entretiens de fonctionnement, souvent axés sur l’évaluation de ce qui s’est mal passé et sur les points à améliorer.

Donnez un feed-forward et non un feed-back

Il est question de faire un feedback de l’avenir : au lieu de vous concentrer sur le passé et sur ce qui s’est produit, mettez l’accent sur les comportements souhaités et positifs pour l’avenir. L’objectif est d’atteindre la combinaison idéale des caractéristiques de chacun. Une combinaison qui mènera finalement au succès au travail (à distance) et à davantage de bonheur.

L’idée c’est de créer la meilleure version de vos collaborateurs en mettant leurs compétences et leurs talents en évidence et en les encourageant à les développer. Un nouveau critère à prendre en compte dans vos entretiens annuels. Et pour cause, sachez que, selon l’étude d’Acerta, 27 % des collaborateurs déclarent que leurs compétences et/ou leur potentiel n’ont jamais été évalués auparavant.

Faites part ouvertement de votre satisfaction

En outre, 29 % des collaborateurs n’ont jamais été informés de ce que leur employeur attendait effectivement d’eux. Il s’agit pourtant là d’un élément essentiel, surtout si vous souhaitez évoluer vers une politique salariale qui récompense les efforts fournis par les collaborateurs pour augmenter leur employabilité future.

Il ressort de l’enquête que 3 employeurs sur 4 déclarent être ouverts à cette idée et vouloir tenir compte de l’employabilité dans la rémunération. La moitié des collaborateurs ne souhaitent cependant pas renoncer à la rémunération classique tant que les évaluations ne sont pas plus transparentes, plus ouvertes et menées plus en continu tout au long de l’année.

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Julie Delcourt 18 décembre 2020 1 Comment

4 questions fréquentes autour du télétravail

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es règles relatives au télétravail obligatoire demeurent confuses. Ce nouveau mode de travail soulève de nombreuses questions. En voici 4 souvent posées accompagnées d’ébauches de réponses fournies par SD Worx.

#1 Le télétravail est-il obligatoire lors du confinement partiel ?

Oui, il est obligatoire pour toutes les fonctions où il est techniquement possible, y compris dans les secteurs essentiels ou vitaux. D’ailleurs, à cet égard, Pierre-Yves Dermagne souhaite renforcer le contrôle du respect de cette obligation dans les entreprises et à charger le SPF Emploi de mener cette inspection, ce mercredi.

L’obligation du télétravail s’applique provisoirement du 2 novembre au 14 décembre 2020 et sera peut-être prolongée. Si le télétravail n’est pas possible en raison de la nature du travail ou de la continuité des opérations, des activités ou des services de l’entreprise, cette obligation cesse de s’appliquer.

#2 Que se passe-t-il si vos collaborateurs ne peuvent pas travailler à distance et doivent-ils fournir une preuve ?

Si la présence sur le lieu de travail est véritablement requise, vous devez prendre les mesures préventives nécessaires (règles de distanciation sociale, règles sanitaires, masques buccaux, etc.) pour garantir la sécurité sanitaire sur le lieu de travail. Pour vous aider, vous pouvez suivre les instructions du Guide générique pour lutter contre la propagation du Covid-19 au travail, complété par les lignes directrices et les mesures applicables à votre secteur.

Aux travailleurs pour lesquels le télétravail est impossible, vous fournissez une attestation indiquant que leur présence sur le lieu de travail est nécessaire. La nécessité d’être présent peut également être démontrée « par tout autre élément de preuve ». Il peut s’agir de vêtements de travail ou d’un uniforme, d’un badge indiquant clairement la fonction du travail (par exemple « responsable de la sécurité ») ou d’une roulotte de chantier avec des outils professionnels, par exemple pour les techniciens ou les ouvriers du bâtiment. 

Lisez aussi : Télétravail : 4 astuces pour renforcer la cybersécurité de vos collaborateurs

#3 Quelles sont les sanctions applicables en cas de non-respect de l’obligation du télétravail ?

En cas de non-respect, l’amende risque d’être salée du Contrôle du bien-être au travail et du Contrôle des lois sociales contrôlent de façon ciblée le respect du télétravail obligatoire et l’application des mesures de sécurité si le travail à domicile est impossible. S’ils détectent une infraction, l’amende administrative peut aller de200 à 2.000 euros et l’amende pénale de 400 à 4.000 euros.

#4 Que se passe-t-il si un collaborateur refuse de venir au bureau alors que le travail à distance est impossible ?

Votre travailleur ne peut pas décider seul de rester chez lui si le télétravail est impossible. S’il refuse de venir travailler, il s’agit d’une absence injustifiée. Dans ce cas, vous n’avez pas à payer de salaire. Ce n’est que s’il a un certificat de quarantaine valide en poche que vous ne pouvez pas l’obliger à venir travailler. Pendant cette période de quarantaine, il recevra une allocation de chômage temporaire

 

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Julie Delcourt 13 décembre 2020 1 Comment

Coronavirus : Près d’un quart des travailleurs ont peur de perdre leur emploi

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pandémie de Covid-19 a profondément bouleversé nos modes de vie et de travail. Cette période difficile, qui perdure depuis presqu’un an déjà, peut amplifier les risques psychosociaux des travailleurs, selon l’étude Opinium menée par QBE France, spécialiste en assurance des entreprises et des professionnels et partagée sur le site HR Voice.

 

Selon l’étude Opinium, il ressort que trois salariés sur dix déclarent se sentir surchargés ou stressés au travail et 16% d’entre eux font face à des troubles psychosociaux. Les jeunes travailleurs sont les plus touchés par ces derniers : 24% pour les 18-34 ans.

 

Une problématique qui n’est pas sans conséquence sur la qualité du travail effectué puisque 17% des répondants déclarent avoir commis des erreurs en raison de problèmes psychosociaux. Face à cela, si la moitié des répondants (49%) pensent que leur employeur se soucie de leur bien être psychologique, ils sont tout de même trois sur dix à penser l’inverse. 

Par conséquent, près d’un quart des salariés (23%) cachent leurs problèmes psychologiques liés au travail. Pourquoi ? Car 27% ont peur de perdre leur emploi dans un contexte de crise sanitaire et économique. Or 30% des répondants pensent qu’informer leur employeur des risques psychosociaux auxquels ils font face peut nuire à leur carrière. Les jeunes sont encore les plus concernés dans ce cas-ci : 30% des 18-34 ans dissimulent leurs problèmes contre 20% des 35-54 ans.

Reconfinement : plus de la moitié des répondants ne veut pas retourner au bureau

L’étude démontre en outre que 42% des travailleurs continuent à se rendre sur leur lieu de travail car leur activité ne permet pas de travailler en distanciel. Ils sont cependant un sur trois à avoir télétravaillé de manière prolongée (4 semaines) en 2020.

Cette nouvelle organisation a transformé les attentes des travailleurs. Ainsi, 42% des personnes qui ont expérimenté le télétravail souhaitent désormais obtenir plus de souplesse dans l’organisation du travail leur permettant d’alterner présentiel et distanciel, et près d’un quart (24%) souhaiteraient rester 100% à distance.

Des chiffres qui révèlent les inquiétudes liées à la situation sanitaire précaire. En effet, 55% des télétravailleurs ne se sentent pas encore prêts à reprendre le travail en présentiel et 62 % se disent préoccupés par les risques liés au retour sur leur lieu de travail ou aux déplacements entre leur domicile et leur bureau.

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Julie Delcourt 10 décembre 2020 0 Comments

Coronavirus : comment se portent les RH et le marché du travail?

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e Coronavirus a profondément bouleversé notre économie. Le confinement et son impact sur le monde des entreprises ont provoqué de nombreuses mutations au sein des organisations. Hudson, acteur dans les RH, a étudié les effets de la situation sur le marché du travail. Il est clair que les RH ne cesseront de gagner en importance dans la stratégie des entreprises.

 

Davantage de candidatures spontanées

La pandémie a perturbé les recrutements en cours qui ont été soit suspendus, soit complètement arrêtés. Les entreprises sont devenues plus réticentes et hésitent à procéder à des recrutements permanents. L’enquête montre que la moitié des personnes interrogées s’attendent à une nouvelle baisse du CA au quatrième trimestre. Cependant, le marché du travail reste dynamique. Hudson reçoit jusqu’à 20 % de candidatures spontanées en plus, souvent à la suite de restructurations. Il est frappant de constater que pour certains profils spécifiques, la guerre des talents continue de prévaloir, notamment dans les domaines sales & marketing, leadership, IT et research & development.

Flexibilité et secteur public

Afin de compenser les réticences en matière de recrutement à titre permanent, un certain nombre d’entreprises optent pour des solutions flexibles. La numérisation s’accélère, ce qui fait que les organisations ont besoin de nouvelles expertises. Afin de pouvoir réagir rapidement, on fait davantage appel à l’intérim management. La demande de soutien temporaire a donc fortement augmenté.

Contrairement au secteur privé, le secteur public continue de recruter et le nombre de candidats est même en augmentation pour ces fonctions. En effet, les candidats sont d’avis que le gouvernement et les institutions publiques offrent une plus grande sécurité d’emploi. D’autre part, l’image du secteur public s’est également améliorée. Il y a davantage de dynamisme qu’auparavant, et la formation et le coaching sont également éminemment présents.

Télétravail et culture d’entreprise

Les formes classiques de travail sont menacées. Le télétravail sera de plus en plus fréquent et c’est aux responsables des ressources humaines de relever ce défi. Conserver des collaborateurs forts est en effet plus crucial que jamais. Cependant, cette nouvelle façon de travailler soulève également des questions. Comment construire et maintenir une culture d’entreprise ? Qu’en est-il de l’atmosphère de travail, et comment montrer votre appréciation ? Il faut y travailler activement. Assurer un bon équilibre entre la liberté du télétravail et une culture d’entreprise dans laquelle l’identification à l’organisation reste conservée.

Vers une nouvelle politique salariale

En partie en raison des nouvelles circonstances, des questions se posent concernant une politique salariale adaptée. Les organisations portent un regard critique sur leur politique de rémunération. Une composante variable, liée aux résultats, est davantage mise en avant. Les plans cafétéria, par exemple, ne sont pas nouveaux, mais l’intérêt pour une rémunération flexible ne cesse d’augmenter. Les entreprises y voient un atout pour attirer et retenir des collaborateurs. En effet, ils ont plus de choix dans leur package salarial. Les soins de santé, l’industrie pharmaceutique et l’IT, notamment, ressentiront la pression d’offrir un package salarial compétitif et plus élevé.

Vers une numérisation des pratiques

La numérisation du payroll et des processus administratifs existait depuis un certain temps déjà au sein des RH, mais ici également, le virus accélère la transformation. De nombreux autres domaines des ressources humaines passent au numérique. Le télétravail en fait certainement partie, mais les sites web de recrutement interactifs, les évaluations numériques et même l’intelligence artificielle sont aussi de plus en plus fréquemment utilisés. L’IA peut par exemple déjà être utilisée pour l’analyse de données, le benchmarking et le matching. Intéressant pour l’avenir des RH.

Source : NCOI Learning/peoplesphere.be

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Julie Delcourt 19 novembre 2020 3 Comments

Retour au bureau : mon collaborateur revient d’une zone rouge ou orange, que dois-je faire?

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été a pointé le bout de son nez et l’exode estival a commencé. Depuis la mi-juin, plusieurs pays ont rouvert leurs frontières aux vacanciers mais de nouveaux foyers de contamination sont apparus sporadiquement. Certaines régions ont été reconfinées et des zones rouges et oranges ont été déterminées.

Vos collaborateurs se trouvent actuellement à l’étranger dans une zone rouge ou orange ou s’apprêtent à partir pour une zone orange ? La situation risque encore d’évoluer mais voici déjà quelques précautions à prendre avec vos employés pour éviter tout malentendu. L’important c’est de communiquer et d’éviter toute contamination fortuite !

Sachez tout d’abord que vous ne pouvez pas interdire à vos collaborateurs de voyager ni leur demander leur lieu de destination et leurs projets de voyages. En revanche, vous pouvez les exhorter à faire preuve de bon sens. Et à tenir compte des conseils aux voyageurs publiés sur le site du SPF Affaires Étrangères.

 

Ensuite, à partir du 1er août, tous les voyageurs qui se rendront à l’étranger, que ce soit à pied, à vélo, en voiture ou en avion, devront remplir un formulaire. Cette décision fait suite au Conseil National de Sécurité qui s’est tenu le 23 juillet dernier.

Jusqu’à maintenant, le formulaire ne s’appliquait qu’aux personnes revenant de zone rouge. « Les touristes belges qui reviennent de l’étranger devront remplir le formulaire 48 heures avant leur retour », indique Le Soir. En cas de non-respect, les vacanciers pourront recevoir une amende de 250€.

Le formulaire déjà disponible sur le site du SPF Affaires étrangères doit encore être actualisé, cela ne prendra que quelques jours. Le document en anglais est aussi disponible.

1) L’employé revient d’une zone rouge

Le gouvernement a décidé que toute personne de retour d’une zone rouge doit respecter une quarantaine de deux semaines et se faire tester par un médecin. Il en va de soi que votre collaborateur doit vous en informer.

Dans cette situation, deux solutions sont possibles : télétravailler ou non. Si le télétravail est possible, vous versez au collaborateur le salaire du travail effectué. Le médecin lui délivrera ce qu’on appelle un certificat de quarantaine. Cela signifie qu’il est apte au travail mais qu’il ne peut pas venir travailler. Si travailler à domicile est impossible, vous pouvez mettre votre employé au chômage temporaire pour cause de force majeure due au Covid-19.

Le cas échéant, le collaborateur prétend à l’incapacité de travail. Il aura droit à son salaire ou à une indemnité de maladie, à condition qu’il présente un certificat médical valable.

2) L’employé revient d’une zone orange

Même logique que pour la zone rouge : c’est à vous de prendre la décision quant au retour au travail ou non du collaborateur. Le test et la quarantaine ne sont pas obligatoires pour la zone orange mais fortement recommandés. L’employé peut refuser et retourner travailler en risquant de contaminer les autres…

L’idéal serait de discuter avec votre employé et de convenir d’un terrain d’entente : pour préserver la sécurité de ses collègues, il serait peut-être mieux qu’il s’isole temporairement. Pourquoi ne pas travailler dans un bureau à part ou tout simplement télétravailler ?

3) L’employé est coincé à l’étranger

Si votre collaborateur est bloqué à l’étranger par un vol annulé ou parce qu’il ne peut plus quitter la région, il y a en principe force majeure. Dans ce cas, vous ne pouvez pas le forcer à prendre des jours de congé supplémentaires car il a droit à une allocation de chômage temporaire pour cause de force majeure. Vous ne devez donc pas le rémunérer pour les jours d’absence supplémentaires. Ceci vaut également pour les travailleurs placés en quarantaine par une instance tierce après un rapatriement.

Si vous autorisez le télétravail sur le lieu de vacances, les jours prestés sont des jours de travail normaux, pour lesquels vous payez un salaire. Si votre collaborateur choisit de continuer à travailler, cela reste des jours de congé. N’oubliez jamais que le travail de votre collaborateur à l’étranger peut avoir un impact au niveau des cotisations sociales et des obligations fiscales.

4) L’employé revient d’une zone verte

Il n’y a pas de problème. Votre collaborateur peut immédiatement reprendre le travail ou continuer à télétravailler si c’était la norme avant les vacances.

Attention ! Le collaborateur ne doit tenir compte de la couleur qu’à son retour, pas à son départ.

Source : SD Worx

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Julie Delcourt 24 juillet 2020 0 Comments

Coronavirus : 67% des employeurs européens ont décidé de reporter leurs recrutements

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e cabinet de conseil Willis Towers Watson a publié les résultats de son enquête COVID-19. Celle-ci a été réalisée auprès de 996 entreprises européennes, tailles et secteurs confondus, incluant des sociétés belges. Le but ? Appréhender mais surtout comprendre l’impact économique de la crise sanitaire sur les entreprises et tout en mettant en lumière les points de réflexion des employeurs pour la fin de l’année 2020.

La crise sanitaire actuelle a provoqué une réaction en domino qui a touché, de près ou de loin, toutes les entreprises et tous les secteurs d’activité. C’est pourquoi près d’1 DRH sur 2 (44%) estime que le Coronavirus aura de lourdes répercussions négatives sur les résultats de l’entreprise dans les 6 prochains mois. Pour plus de 25% d’entre eux, ces conséquences s’étendraient même dans les 12 prochains mois.

L’impact du Covid-19 sur les recrutements

Pour une majorité des entreprises, la situation actuelle nécessite la mise en place de mesures pour réduire les dépenses pour la fin de l’année 2020. Pour 67% des employeurs, les recrutements ont été reportés en attendant que les choses se calment. De plus, près de 60% des employeurs ont l’intention de prendre des mesures pour arrêter ou diminuer le recours aux travailleurs saisonniers, travailleurs non-salariés et contractuels. Par ailleurs, 11% des sondés ont réduit leurs effectifs et 27% envisagent de le faire.

L’impact du Covid-19 sur les rémunérations

Actuellement, nombre d’entreprises réfléchissent à l’élaboration de mesures concernant la politique de rémunération. 50% des managers envisagent ou ont déjà diminué ou reporté les augmentations initialement prévues. 16% des DRH envisagent de geler les salaires et un tiers d’entre eux l’ont déjà fait. Enfin, 23% pensent baisser les salaires.

« La réaction initiale des équipes RH a été de garantir la sécurité des salariés tout en veillant à la continuité du business et en ajustant la communication aux besoins des collaborateurs. Désormais pour sortir de la crise, elles s’attèlent à introduire des modes d’organisation adaptés au nouveau contexte, aux nouvelles conditions de marché, au rythme de la reprise et aux attentes des salariés. Les DRH devront remobiliser les équipes, introduire agilité et flexibilité dans l’organisation du travail et accompagner l’accélération de la digitalisation de l’économie » explique Laurent Termignon, Directeur de l’activité Talent & Rewards chez Gras Savoye Willis Towers Watson.

Méthodologie

L’enquête COVID-19 2020 a été menée du 30 mars au 8 avril 2020 via un questionnaire en ligne adressé à 996 DRH d’entreprises, toutes tailles et industries confondues, situés en Grande-Bretagne, en Europe de l’Ouest et en France.

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Coronavirus : la cooptation, la solution pour faciliter le recrutement?

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vec l’annonce des dernières mesures gouvernementales, ce n’est pas encore aujourd’hui que le recruteur pourra rencontrer ses futurs talents. Et puis, pas sûr que ces candidats potentiels correspondent pleinement à ce qu’il recherche. Et si le recrutement par cooptation s’avérait être la solution en ces temps de crise ? Zoom sur cette solution de sourcing encore peu répandue chez nous.

Gagner de l’argent en faisant embaucher une de ses connaissances. Voilà le principe de recrutement par cooptation. A l’heure où l’économie fragilisée tente de se relancer, ce principe est une véritable solution efficace et peu coûteuse.

Aussi appelée recrutement par recommandation ou parrainage, la cooptation permet de recruter les profils recherchés, les bons candidats et ce, grâce au carnet d’adresses des collaborateurs. Selon les pays, cette manière d’embaucher a plus au moins du succès. En France, 40% des entreprises reconnaissent avoir fait usage de la cooptation, selon une enquête menée par l’Association Pour l’Emploi des Cadres (APEC). Dans les pays anglo-saxons, les recruteurs utilisent encore plus les réseaux sociaux et les job boarding pour trouver de nouveaux collaborateurs.

Et en Belgique ? La tendance cooptative est plus modeste, elle met plus de temps à s’installer. Le recrutement participatif ne s’impose pas encore. Pourtant, on le voit, dans notre pays, la difficulté à trouver du personnel qualifié règne et c’est précisément cette réalité qui pousse la plupart des entreprises à opter pour la cooptation

Le recrutement collaboratif reste toutefois apprécié en Europe. Il a le mérite d’avoir permis aux sociétés d’attirer des compétences de haut niveau correspondant à des profils parfois très spécifiques. Gain de temps et d’argent, cette pratique est très sollicitée dans le domaine des nouvelles technologies de l’information où 20 à 30% des recrutements lui sont attribués.

De nos jours, nombreuses plateformes de recrutement sont axées autour de la cooptation en tirant profit notamment des réseaux sociaux pour cibler un nombre plus important de profils. En Belgique, il y a notamment la plateforme Hunterz, fondée par Vincent de Meerleer.

Pour ce type de recrutement, les primes financières accordées aux coopteurs varient selon l’entreprise. Celles-ci ne sont accordées que s’il y a engagement du candidat. Par exemple, à la SNCB, le coopteur reçoit 500€ à l’embauche de chacun de ses candidats voire 1000€ si ceux-ci restent plus d’un an.

Actuellement, le problème est que les entreprises n’accordent pas de prime si le candidat n’est pas recruté. Une situation qui n’invite pas à la pratique régulière et enthousiaste du recrutement cooptatif. Pourtant celui-ci a fait ses preuves et présente de nombreux avantages.

Plus encore, en cette période de crise, la cooptation pourrait faciliter le travail du recruteur, contraint à télétravailler, en lui assurant de trouver le candidat correspondant en tous points à son offre d’emploi.

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Le Coronavirus paralyse le marché du travail belge

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e marché du travail en Belgique a tourné au ralenti depuis le début du confinement. Il a été observé par Securex que le nombre de licenciements et de recrutements a fortement diminué.

Depuis les mesures sanitaires mises en place par le gouvernement pour limiter la propagation du Covid-19, le marché du travail est paralysé. Bien que le processus de recrutement ne s’arrête pas complètement, il n’arrive cependant pas à terme. En effet, les licenciements et les recrutements ont fortement baissé depuis la mi-mars. C’est ce qu’il ressort d’une étude menée par Securex.

Entre le 14 mars et le 30 avril, on totalise seulement 7% de résiliations de CDD et 1,5% de CDI. Au cours de la même période en 2019, ce chiffre était de 17,5% et de 2,5% respectivement. Ce sont les résiliations de CDD qui ont connu la plus forte diminution (-59%), mais le nombre de licenciements (-33%) a également fortement diminué, tout comme les démissions (-44%).

L’étude constate par ailleurs que ce sont les licenciements pour cause de faillite (-66%), de motif grave, et de force majeure (-62%) qui ont le plus baissé (-46%). Et pour cause, le chômage temporaire et les primes de nuisance mis en place suite aux mesures gouvernementales, semblent avoir éviter à plusieurs entreprises de fermer boutique.

« Les mesures gouvernementales, telles que la prime de nuisance et le chômage temporaire, semblent avoir un impact, car le marché du travail s’est immobilisé au cours des six dernières semaines », explique Frank Vander Sijpe, Director HR Research chez Securex.

En outre, le nombre de recrutements a aussi chuté : –67% pour les CDD et -49% pour les CDI. La diminution des recrutements est plus forte pour les ouvriers que pour les employés : -70% contre -50%. La plus forte baisse concerne les CDD des ouvriers (-71%). Depuis le début du confinement, 8,2% de tous les contrats de travail des ouvriers en cours sont de nouveaux CDD, contre 28,6% pour la même période l’année passée.

On le voit, le marché du travail depuis le début de la crise sanitaire est paralysé, en veille. Cependant, dès que l’économie sera relancée, les tensions sur le marché du travail notamment dans les secteurs des soins de santé, de l’éducation et des professions techniques) et la recherche de candidats qualifiés réapparaîtront. Le travail des RH sera de nouveau nécessaire.

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Déconfinement : 3 conseils pour accompagner le retour au travail

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epuis le 4 mai, nombre d’entreprises ont repris leurs activités. Mais ce retour au travail est bien différent de celui d’avant le confinement. Si « rien ne sera plus comme avant », il importe de préparer au mieux ce redémarrage. Comment ? Voici quelques conseils pour bien appréhender le déconfinement.

Il en va de soi que la priorité majeure des managers comme des RH tient en la protection de son personnel et de ses collaborateurs. Masques, respect de la distance sociale et des règles d’hygiène, toutes les mesures sont d’application. Selon une enquête menée par l’ANDRH, 85% des professionnels des ressources humaines ont anticipé les commandes de matériel de protection. En outre, la majorité des sondés sont en faveur d’un retour progressif dans les locaux, en maintenant le télétravail pour les salariés éligibles.

1) Utiliser une communication transparente

Cette situation inédite génère des doutes et de l’anxiété, d’où la nécessité d’être au côté des équipes pour informer et expliquer. Il n’y aura jamais trop de communication en cette période de crise. Restez présent et disponible.

Par exemple, vous pouvez organiser des séances de questions-réponses via Skype, Zoom ou encore Teams. Durant celles-ci, les salariés pourront poser toutes leurs questions et faire part de leurs angoisses. Une autre alternative : vous pouvez mettre en place une foire aux questions pour vos équipes.

2) Instaurer un nouveau climat de confiance

La crise actuelle a bouleversé profondément nos habitudes et a ouvert la voie à de nombreuses incertitudes sur son entreprise, sur son travail, sur son avenir, etc. Cette réalité n’est pas à négliger, au contraire, vous devez l’assimiler dans votre posture de RH.

Accompagnez-vos salariés, laissez-leur le temps de retrouver leurs marques, écoutez-les. Sanaé Blanc, directrice de l’innovation chez Softn, une start-up spécialisée dans l’accompagnement d’organisations, conseille même d’offrir de petites attentions au personnel : des bricoles, une carte postale virtuelle pour remercier de l’investissement durant le confinement ou pour souhaiter la bonne reprise, etc. Toutes ces marques d’affection contribueront à rendre plus facile la reprise, à valoriser chaque salarié et, surtout, à retrouver le côté humain du travail.

3) Composer avec la situation actuelle

Selon une enquête menée par le cabinet de conseil BDO, 9 employés et cadres belges sur 10 souhaiteraient télétravailler 1 à 3 jours par semaine après le confinement. Les phases de déconfinement vont amener du changement dans la manière de travailler : télétravail qui s’intensifie, réunions physiques moins fréquentes, etc.

Il convient donc que chaque collaborateur et employé s’approprie cette nouvelle organisation qui va se mettre en place. Assurez-vous de bien formaliser ces évolutions et de les clarifier. Pour ce faire, il existe de nombreux outils : des chartes, des ateliers pratiques au sein d’équipe, etc.

On le voit, il importe, à ce jour, de rassurer, de ranimer le sentiment d’appartenance à une entité, à un collectif. Enfin, il s’agit surtout d’anticiper concrètement le travail tel qu’il sera après le Covid-19. Voilà une tâche qui garantira un redémarrage en douceur car, comme le constate Lise Ferret, DRH, « Venir au bureau revêtira peut-être un autre sens demain. Ce ne sera plus un réflexe, mais un rendez-vous ponctuel » (Les Échos).

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