Retour au bureau : mon collaborateur revient d’une zone rouge ou orange, que dois-je faire?

L’

été a pointé le bout de son nez et l’exode estival a commencé. Depuis la mi-juin, plusieurs pays ont rouvert leurs frontières aux vacanciers mais de nouveaux foyers de contamination sont apparus sporadiquement. Certaines régions ont été reconfinées et des zones rouges et oranges ont été déterminées.

Vos collaborateurs se trouvent actuellement à l’étranger dans une zone rouge ou orange ou s’apprêtent à partir pour une zone orange ? La situation risque encore d’évoluer mais voici déjà quelques précautions à prendre avec vos employés pour éviter tout malentendu. L’important c’est de communiquer et d’éviter toute contamination fortuite !

Sachez tout d’abord que vous ne pouvez pas interdire à vos collaborateurs de voyager ni leur demander leur lieu de destination et leurs projets de voyages. En revanche, vous pouvez les exhorter à faire preuve de bon sens. Et à tenir compte des conseils aux voyageurs publiés sur le site du SPF Affaires Étrangères.

 

Ensuite, à partir du 1er août, tous les voyageurs qui se rendront à l’étranger, que ce soit à pied, à vélo, en voiture ou en avion, devront remplir un formulaire. Cette décision fait suite au Conseil National de Sécurité qui s’est tenu le 23 juillet dernier.

Jusqu’à maintenant, le formulaire ne s’appliquait qu’aux personnes revenant de zone rouge. « Les touristes belges qui reviennent de l’étranger devront remplir le formulaire 48 heures avant leur retour », indique Le Soir. En cas de non-respect, les vacanciers pourront recevoir une amende de 250€.

Le formulaire déjà disponible sur le site du SPF Affaires étrangères doit encore être actualisé, cela ne prendra que quelques jours. Le document en anglais est aussi disponible.

1) L’employé revient d’une zone rouge

Le gouvernement a décidé que toute personne de retour d’une zone rouge doit respecter une quarantaine de deux semaines et se faire tester par un médecin. Il en va de soi que votre collaborateur doit vous en informer.

Dans cette situation, deux solutions sont possibles : télétravailler ou non. Si le télétravail est possible, vous versez au collaborateur le salaire du travail effectué. Le médecin lui délivrera ce qu’on appelle un certificat de quarantaine. Cela signifie qu’il est apte au travail mais qu’il ne peut pas venir travailler. Si travailler à domicile est impossible, vous pouvez mettre votre employé au chômage temporaire pour cause de force majeure due au Covid-19.

Le cas échéant, le collaborateur prétend à l’incapacité de travail. Il aura droit à son salaire ou à une indemnité de maladie, à condition qu’il présente un certificat médical valable.

2) L’employé revient d’une zone orange

Même logique que pour la zone rouge : c’est à vous de prendre la décision quant au retour au travail ou non du collaborateur. Le test et la quarantaine ne sont pas obligatoires pour la zone orange mais fortement recommandés. L’employé peut refuser et retourner travailler en risquant de contaminer les autres…

L’idéal serait de discuter avec votre employé et de convenir d’un terrain d’entente : pour préserver la sécurité de ses collègues, il serait peut-être mieux qu’il s’isole temporairement. Pourquoi ne pas travailler dans un bureau à part ou tout simplement télétravailler ?

3) L’employé est coincé à l’étranger

Si votre collaborateur est bloqué à l’étranger par un vol annulé ou parce qu’il ne peut plus quitter la région, il y a en principe force majeure. Dans ce cas, vous ne pouvez pas le forcer à prendre des jours de congé supplémentaires car il a droit à une allocation de chômage temporaire pour cause de force majeure. Vous ne devez donc pas le rémunérer pour les jours d’absence supplémentaires. Ceci vaut également pour les travailleurs placés en quarantaine par une instance tierce après un rapatriement.

Si vous autorisez le télétravail sur le lieu de vacances, les jours prestés sont des jours de travail normaux, pour lesquels vous payez un salaire. Si votre collaborateur choisit de continuer à travailler, cela reste des jours de congé. N’oubliez jamais que le travail de votre collaborateur à l’étranger peut avoir un impact au niveau des cotisations sociales et des obligations fiscales.

4) L’employé revient d’une zone verte

Il n’y a pas de problème. Votre collaborateur peut immédiatement reprendre le travail ou continuer à télétravailler si c’était la norme avant les vacances.

Attention ! Le collaborateur ne doit tenir compte de la couleur qu’à son retour, pas à son départ.

Source : SD Worx

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Julie Delcourt 24 juillet 2020 0 Comments

Bien préparer le retour au bureau : comment faire ?

A

près plus d’un mois de déconfinement, les retours au bureau commencent à se faire de plus en plus fréquents. Peu à peu, les collaborateurs, chacun à leur tour, doivent quitter le confort du télétravail -dans lequel ils ont peut-être fini par se complaire- pour regagner leur bureau.

Pas toujours facile d’accompagner les employés dans des conditions si inédites. Voici quelques conseils pour mener à bien le retour au travail.

 

1) Adapter les bureaux

L’employeur, et par extension les équipes RH, doivent se porter garants de la sécurité et de la santé de l’ensemble des employés de l’entreprise. En cette période, votre principale mission est de mettre en place des mesures sanitaires pour limiter les risques de contamination et/ou de propagation.

Faites-le grand ménage avant la rentrée de telle sorte que chaque surface ait été désinfectée. Repensez l’agencement des bureaux si possible. Assurez-vous que chacun dispose d’une espace suffisant sans empiéter sur celui de l’autre. Réagencez les espaces communs pour limiter les contacts et laissez à disposition savons et gels hydroalcooliques.

Enfin, faites revenir chaque collaborateur au bureau mais pas en même temps. Pourquoi ne pas mettre en place un système de réservation de bureau avec des plages horaires à compléter ? De quoi limiter le nombre de personnes au travail. Vous pouvez également restreindre le nombre de réunions qui se dérouleront dans les locaux de l’entreprise : organisez les réunions importantes en présentiel et conservez les réunions récurrentes, entre équipes, en virtuel.

2) Accompagner les employeurs

De nos jours, les managers ont plus que jamais besoin de vos services. Divisés entre reprendre un rythme performant pour pouvoir sortir la tête de l’eau et retrouver une économie croissante, ils oublient bien souvent que, de l’autre côté, les employés sont encore fragiles. Le manager doit se positionner au milieu, entre ses désirs et ceux de l’autre partie, pour appréhender efficacement les premières semaines de déconfinement.

C’est à vous de l’accompagner pour trouver le juste équilibre, entre performance et bien-être. Pensez au relationnel de l’équipe. Pourquoi par exemple ne pas proposez une réunion de reprise d’activité avec le manager et chacun de ses collaborateurs ?

3) Accompagner les employés

Le retour sur les lieux de travail peut inquiéter voire effrayer vos collaborateurs. Il importe donc que vous vous placiez comme médiateur entre ces derniers. La communication quant à elle doit être au centre de votre plan de reprise. Communiquer vous permettra de lever les doutes de certains et d’en rassurer d’autres. Par exemple, en anticipation du jour de reprise, vous pouvez envoyer un mail explicatif ou donner une visioconférence rassemblant toutes les modalités du retour au bureau.

En outre, assurez-vous de rester disponible pour répondre aux questions individuelles de chaque collaborateur. « Je ne sais pas partir en vacances… », « J’ai encore les petits à la maison… », « Puis-je continuer le télétravail… », l’incertitude de la situation multiplie les questionnements. En répondant à toutes ces questions, vous apporterez un sentiment d’assurance nécessaire à vos collaborateurs pour que la reprise soit sans heurts et sereine.

4) Fédérer et s’adapter aux nouvelles manières de travailler

Beaucoup de choses ont changé depuis la mi-mars. Le confinement a été une épreuve éprouvante : chômage partiel, travail à distance, absence de lien social, etc. Vos collaborateurs ont besoin de temps. Peut-être ne sont-ils pas encore prêts à reprendre le chemin du travail. Discutez avec eux, pesez le pour et le contre. Argumentez et trouvez un terrain d’entente.

« On ne peut pas laisser les salariés seuls chez eux indéfiniment. Certains sont en souffrance psychologique, et le bureau est un lieu de rassemblement, qui rappelle physiquement l’existence de l’entreprise et permet aussi plus d’interactions informelles que le travail à distance », avance le fondateur d’une société conseillère en management. Et puis, le retour est nécessaire quand il y a une perte de sens, le télétravail ayant pu entraîner une démotivation chez certains. Trouvez un consensus.

La vie au bureau n’est plus la même, il va falloir du temps pour s’y réhabituer. Il va falloir également proposer des nouvelles méthodes pour travailler en équipe (à distance ou pas) et vous réapproprier les espaces de travail. Il est important de retrouver cette collégialité, cette synergie qui existait entre les différentes équipes, pour ce faire, vous allez devoir fédérer les équipes. L’objectif est de se rassembler, d’échanger et de se retrouver, tous ensemble.

Pour toute hésitation, n’hésitez pas à consulter le Guide social élaboré par le gouvernement pour accompagner le retour et éviter tout propagation au travail.

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Julie Delcourt 13 juillet 2020 0 Comments